Découvrir Rome en trois jours, mon parcours !

Petites ruelles pavées, couleurs ocre sur les murs, quelques macarons et gelatos, un klaxon de fiat agrémenté d’un zeste de limencello… Et oui les amis, nous voilà à Rome !

Je m’étais déjà rendue dans la cité éternelle lorsque j’étais adolescente. J’en avais gardé un merveilleux souvenir. Des ruelles pleines de fontaines et d’œuvres d’art en veux-tu en voilà. En y retournant, je m’attendais à être déçue… Notre esprit n’a-t-il pas tendance à enjoliver nos souvenirs d’enfants ? Et bien non, au contraire. Cette ville m’a définitivement séduite.

Je suis restée 3 jours dans la capitale italienne. Qui n’est en fait la capitale que depuis la fin du XIXe siècle… Vous ne le saviez pas ? Moi non plus ! Trois jours donc, ce qui laisse peu de temps à l’improvisation et demande comme c’est souvent le cas de faire des choix. C’est donc pour cette raison que j’ai décidé d’organiser cet article par lieux plus ou moins proches géographiquement. Question de vous faire gagner du temps ! Mais ne vous méprenez pas, comme beaucoup d’autres endroits, Rome se mérite et est encore mieux explorée si vous la faites à pieds.

 

Fontaine de Trevi – Panthéon – Piazza Navona – ghetto juif.

Il s’agit là d’un choix tout à fait personnel. Je voulais absolument voir la fontaine de Trevi. Je pense que nous avons tous été marqués par « La Dolce Vita » de Fellini. Actuellement, il s’agit de la fontaine la plus visitée de Rome. Elle est d’ailleurs full non-stop, c’est impressionnant. Que vous y alliez midi ou soir, une foule de touristes s’y trouvera toujours. Si vous souhaitiez donc vous retrouver en tête à tête avec les tritons de l’artiste Nicolas Salvi, levez-vous tôt…

A ce sujet, s’il vous venait l’envie de jouer les naïades tout comme Anita Ekberg dans le film, sachez que cela vous couterait bien cher ! Tout comme s’assoir ou manger et boire sur les marches menant à la fontaine. Une police spéciale est d’ailleurs présente. Par contre, n’omettez pas de jeter une pièce dans la fontaine. De dos et par-dessus l’épaule gauche. Ce geste cent pour cent superstition vous permettra peut-être de retourner à Rome… Du moins, c’est ce que véhicule la légende urbaine.

 

 

Non loin de là, rendez-vous au restaurant Il Chianti Osteria Toscana. Oui, le nom est long mais il vaut vraiment le détour. Terrasse avec façade parsemée de feuilles de vignes, petites tables en bois et pâtes faites maison. Alte obligatoire si vous êtes dans le quartier. Si vous n’avez pas déjà succombé au tiramisu dalla casa, offrez-vous une glace au Don Nino, face à la fontaine… Il n’y a pas que la gourmandise qui vous donnera des frissons…

 

 

 

Prenez ensuite la direction du panthéon. Originairement un temple des dieux, transformé par la suite en église, il s’agit là d’un des vestiges les mieux conservés de l’époque antique. L’entrée y est gratuite et la coupole ouverte y est une véritable attraction. A ce sujet, dans la plupart des églises, il est attendu que l’on ait une tenue correcte. Le plus souvent, cela entend jambes et épaules couvertes. Prévoyez donc un petit gilet ou foulard. Il serait dommage de louper des sites fabuleux faute de toilette adaptée.

 

Enfin, terminez votre promenade par la Piazza Navona, autre lieu emblématique de la ville romaine. Surnommée la place aux trois fontaines, cette ancienne place forte accueillait les marchés et abrite aujourd’hui une autre œuvre majeure, celle du Bernin : la fontaine des quatre fleuves. Un obélisque égyptien domine quatre personnages tout en muscles représentant respectivement le Nil, le Gange, le Danube et enfin le Rio de la Plata. Le tout avec une poésie des plus exotiques. Imprégniez-vous des lieux, asseyez-vous sur un banc. Contemplez-y les couleurs, écoutez le bruit de l’eau mêlé aux bavardages des passants. Une carte postale à jamais illustrée dans votre cœur et votre esprit.

 

 

 

 

Pour terminer, perdez-vous dans les ruelles de l’ancien ghetto. N’ayant rien perdu de son charme, on y trouve de jolies terrasses ombragées et de merveilleux restaurants dont la Reginella. Un service et une cuisine irréprochables. J’y ai mangé mes meilleures pizzas. Le petit plus ? Les anciens vestiges éclairés en soirée en compagnie de plusieurs musiciens de rue. Une promenade nocturne au cœur de la villa Romana.

 

 

 

 

Cité du Vatican – château et pont San Angelo.

Plus petit état du monde, le Vatican est un deuxième centre historique à lui tout seul. Situés de l’autre côté du Tibre, le musée du Vatican et la basilique St Pierre recèlent à eux seuls une multitude de trésors. Très franchement, vous pouvez aisément y passer la journée.

 

 

Je m’y suis rendue un dimanche. S’agissant du dernier du mois, l’accès au musée y était donc gratuit. Manque de bol, il est aussi fermé à 14h. J’ai donc été hypra frustrée de ne pas pouvoir y accéder et en particulier de ne pas pouvoir aller admirer la chapelle Sixtine. Une vraie poisse me poursuit d’ailleurs concernant cette œuvre majeure de l’histoire de l’art. En effet, comme je vous l’ai dit précédemment, je m’étais déjà rendue à Rome lorsque j’étais adolescente, en voyage scolaire. Nous avions prévu de finir la visite avec une journée au Vatican. Manque de bol, ce fut le 2 avril 2005, jour où Jean-Paul II tira sa révérence. Ce qui rendit l’accès à la chapelle totalement impossible. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, je compte bien mettre cela en haut de ma liste lors de ma prochaine visite romaine…

 

 

Pour exorciser ma frustration j’ai donc décidé de prendre d’assaut la coupole de la basilique St Pierre. 8 euros si vous l’escaladez à pieds, 10 si vous prenez l’ascenseur. Si vous êtes d’attaque, ce sont quelques 551 marches qui vous attendront pour atteindre les toits de la basilique. Pour l’avoir fait, cela vaut vraiment la peine ! Au sommet de la coupole, vous aurez accès à de multiples mosaïques d’une beauté rare, sans oublier la vue sur l’intérieur de la bâtisse. Enfin, pénétrez dans la basilique et imprégnez-vous de cette prouesse artistique. Il fallut un siècle pour reconstruire cet édifice lorsque le pape décida d’y élire domicile au début du XVIe siècle. A partir de cet instant, un déferlement d’architectes et d’artistes prodigieux tels que Bramante, Michel-Ange, Le Bernin ou encore Raphaël y laissèrent parler leur talent.

Les immanquables restent le baldaquin du Bernin triomphant sous la coupole de Michel-Ange. Sans oublier la Pietà du même artiste.

 

 

 

Une mise en garde toutefois avant de vous rendre au Vatican. Ayez de quoi vous couvrir ! De nombreuses personnes en shorts, jupes courtes ou encore débardeurs n’ont pas pu accéder à la basilique. Chose que l’on ne vous signale qu’une fois le contrôle de sécurité déjà effectué. J’ai d’ailleurs trouvé cela stupide et ai ainsi assisté malgré moi à de nombreux pétages de plombs de visiteurs recalés sur le tard… Soyez donc prévoyants !

Enfin, terminez votre journée avec une promenade sur l’allée della Conciliazione. Cette dernière vous conduira directement au château Sant’ Angelo. De forme très trapue, cette ancienne forteresse pontificale abrite aujourd’hui un musée principalement orienté sur les arts et objets militaires. Summum de la promenade, le pont de Sant’ Angelo ! Ce dernier vous permettra de rejoindre l’autre rivage sous le regard d’archanges bienveillants. Si vous avez la chance d’y être en fin de journée, vous aurez l’occasion de faire de magnifiques photos avec vue sur la place St Pierre. La lumière et les couleurs y sont magnifiques.

 

 

 

 

 

Monti Esquilin – Colisée – Marché de Trajan – Monument à Victor-Emmanuel II.

Au premier abord le quartier du monti esquilin ne m’a pas du tout inspirée. Arrivée par le train à la gare Termini, j’ai emprunté la via nazionale, avenue principale pour retrouver mon logement. J’avais l’impression de me retrouver dans le quartier des affaires avec beaucoup de circulation et d’animation dans tous les sens. Chose que je fuis habituellement…

Mais en passant par les petites ruelles menant à mon hébergement, j’ai découvert un quartier super convivial. Des restos çà et là, des églises, des fontaines, des habitations couleurs pastel agrémentées de plantes grimpantes… Le plus joli cliché de la vieille Italie et de sa dolce Vita ! Je prenais d’ailleurs avec plaisir mon petit déjeuner (bien que pas fameux) à la piazza della Madona dei Monti rien que pour profiter de la terrasse face à la fontaine. Ainsi que pour observer les passants… Je l’avoue. J’ai ainsi le souvenir précis d’une dame venant chercher son café chaque matin. Cette dernière était accompagnée de ses deux teckels vêtus de la même façon qu’elle ! Les italiens ont décidemment un rapport à la mode et au style qui me fascinera toujours.

 

 

C’est précisément dans ce quartier que j’ai déniché un restaurant que j’adore, la Taverna dei Monti. Une adresse aux allures peut être démodées en un premier temps. Une grosse peinture murale très colorée au mur, de vieilles chaises en bois foncé,… Mais au final l’ambiance qui règne dans le quartier mélangée à cette authenticité fait qu’on ne pourrait presque plus en décoller. Sans parler de la carte ! Un choix incroyable de pâtes, des portions généreuses, un patron aux petits soins. Bref, un vrai coup de cœur pour ce petit coin de paradis gustatif !

 

 

C’est également dans ce quartier que vous trouverez l’emblématique colisée. Monument le plus important de la Rome antique où se jouait les obscurs et divertissants combats de gladiateurs. Comptez 7,50 euros pour y entrer.

 

En allant vers le colisée, ne loupez pas le monumental Moïse de Michel-Ange. Ce dernier se trouve dans l’église de St Pierre-aux-liens, toujours dans le même quartier. Nombreux sont ceux qui y passent sans le voir, l’église ne payant franchement pas de mine depuis l’extérieur. L’entrée y est gratuite, ne vous laissez donc pas avoir par les petits malins y faisant payer l’accès. Pour les plus croyants, c’est également dans cet édifice que sont conservées les chaînes de St Pierre… D’où le nom de l’église.

 

 

A quelques ruelles et à peu près autant de marches d’escaliers, vous trouverez les ruines du marché de Trajan. Cet empereur est entre autre connu pour avoir rénové le centre de Rome en y ajoutant un forum au IIe siècle après Jésus Christ. Aujourd’hui, comme pour le reste de la partie antique de la ville, y subsistent quelques ruines. Celles-ci sont toutefois intéressantes à visiter si vous êtes férus d’archéologie. La promenade peut aussi se faire de manière nocturne. Je ne doute pas que tout comme moi, vous vous laisserez séduire par ce pan d’histoire by night accompagné des jolies mélodies de musiciens de rues. Et oui encore, ils sont partout !

 

 

 

Enfin, contrastant avec les ruines et édifices antiques, vous ne pourrez pas louper un des bâtiments les plus imposants de la ville : le monument à Victor-Emmanuel II. Inauguré en 1911 pour rendre hommage au premier roi d’Italie, ce dernier offre une vue panoramique sur le colisée et la Rome antique. Il abrite également un musée dédié à l’unification du pays.

 

 

Quartier Tridente – Piazza di España – Piazza Barberini.

Ultime quartier de notre périple romain, le luxueux et très touristique Tridente. Ce dernier jouit d’une grande popularité grâce à la Piazza di Spagna et son fameux escalier de la Trinité-des-Monts. Cette place est superbe quand elle n’est pas trop envahie… En particulier la pièce maîtresse de Bernini, père du Bernin, la fontaine en forme de barque prenant l’eau. J’insiste sur le côté surpeuplé des lieux, car c’était bien la première fois que je voyais des gens littéralement pénétrer dans la fontaine afin de prendre une photo…

 

A quelques rues de là, je suis tombée sur un minuscule restaurant où j’ai mangé les meilleures pâtes carbonara de ma vie. Le Fiaschetteria Beltramme ! Tout m’a plus dans cette ancienne cave à vin. Les nappes à carreaux rouges et blancs, les cadres anciens avec quelques dessins et caricatures d’époque, sans oublier les vieilles bouteilles de vin trônant sur les étagères. Bien que très petits, les lieux nous font vibrer aux lumières de la vieille Italie. Ce restaurant familial a su garder son âme d’antan pour notre plus grand plaisir.

 

 

Si vous souhaitiez faire une promenade digestive, prenez d’assaut les 135 marches de l’escalier de la Trinité-des-Monts. Non seulement cela vous offrira une vue magnifique sur les toits de Rome, mais aussi sur la place. Petite mise en garde, tout comme pour la fontaine de Trevi, vous ne pouvez ni manger ni vous asseoir sur ces marches. Non loin de là, si le cœur vous en dit, vous pourrez visiter le somptueux palais Renaissance, qu’est la villa Médicis. Si vous ne souhaitiez pas vous y enfermer, sachez que vous pouvez également n’en visiter que les jardins.

 

Enfin, s’il vous reste un peu de courage, allez admirer la fontaine du Triton, autre œuvre du Bernin. Et oui, encore lui ! Cette pièce magistrale représentant un triton porté par quatre dauphins est malheureusement située au milieu d’un carrefour routier. Ce qui enlève beaucoup au charme de la place Barberini, je vous l’accorde.

 

 

Vous l’aurez compris, Rome a définitivement conquis mon cœur ! C’est une grande ville certes, mais qui a su conserver son âme et son histoire. Lorsque vous visitez cette ville, vous ne parcourez pas seulement des vieilles pierres, mais bien l’histoire. Madones, fontaines, églises, tout n’est qu’art et beauté ! Et la plupart de ces choses sont là, à l’état brut, dans les rues, aux regards de ceux qui seront y faire une halte pour les contempler. Je ne doute pas que comme moi, vous saurez les apprécier… Et je compte bien réitérer l’expérience. Après tout, n’ai-je pas pour cela jeté une pièce dans la fontaine de Trevi ? Les superstitions sont aussi là pour alimenter les croyances et désirs des voyageurs… Alors allons-y !