Deux jours d’évasion à Paris, ville lumière

Ahhh Paris ! Son café de Flore, sa tour Eiffel, sa basilique du Sacré-Cœur et mille autres merveilles ! Les mélodies d’Edith Piaf, les Champs-Elysées de Joe Dassin ou encore les toits des aristochats… Plait-il ? A chacun ses références chers amis ! Et que celui qui n’a jamais fredonné « tout le monde veut devenir un cat » en sillonnant les rues de Montmartre me jette la première croquette !
Deux jours à Paris, c’est court, beaucoup trop court. Mais qu’à cela ne tienne, nous nous en contenterons. Et à pieds qui plus est ! Non pas dans une quête d’esprit sportif, bien que cela soit toujours une bonne idée en cette période de fêtes, mais plutôt parce que les meilleures escapades sont toujours celles où les regards s’extasient et les pas se multiplient.

1. Sillonner les rues de Montmartre.

Mon coup de cœur ultime! J’avoue que je m’y suis pas mal attardée. Ce petit village qui autrefois attirait les artistes avec ses loyers modiques est aujourd’hui devenu un quartier à part entière. Bien que très touristique, vous pourrez y trouver toute son authenticité si vous vous y rendez tôt le matin.
Réveillez l’Amélie Poulain qui est en vous en faisant un tour sur l’ancestral carrousel de la place St Pierre, au pied de la basilique. Aucune âme d’enfant n’y résistera ! Etape suivante, gravir les 270 marches qui vous amèneront à l’édifice romano-byzantin bâti au XIXe siècle afin d’expier les péchés. De qui ? Je ne sais pas trop, mais vu l’ampleur de la basilique cela devait être du solide péché… Reprenez ensuite votre souffle et contemplez Paris depuis ce panorama exquis. Prenez ensuite place à quelques escaliers de là au petit café « Au soleil de la Butte » et dégustez-y un café crème en regardant les passants.

 

 

 

 

 

A propos des escaliers, aux alentours de la butte, la plupart d’entre eux ont été relookés à la mode street art. Ce qui n’est pas pour nous déplaire. Un soupçon de couleur au-dessous de chaque marche crée une atmosphère unique et constituera une véritable chasse au trésor supplémentaire dans ce temple de la création. L’art de rue est en effet très présent à Montmartre, sans doute en réponse à son empreinte artistique devenue légendaire. Pour compéter votre palette, direction la place du Tertre où nombreux seront ceux qui voudront vous tirer le portrait.

 

 

 

 

 

Il est déjà midi, alors prenez une table au célèbre « Le Consulat »! L’un des plus petits restaurants de Montmartre connu pour avoir accueilli de grands artistes tels que Monet, Van Gogh, Picasso et bien d’autres encore. On y mange pas mal et le service est sympa. De plus, vous pourrez y admirer une œuvre temporaire logée sur le mur y faisant face. Un agréable patchwork coloré dédié aux étoiles Dalida et Edith Piaf. A ce sujet, continuez votre promenade vers la place Dalida, celle-ci a été baptisée ainsi en hommage à la chanteuse. Sa statue a d’ailleurs subi quelques marques du temps assez localisées… Sans doute s’agit-il là d’un porte-bonheur pour certains touristes, ou coquins… Tout est relatif. De cette place, remontez la butte et allez admirer la maison rose rendue célèbre par le peintre Maurice Utrillo. Un peu plus loin encore, vous tomberez sur les vignes de Montmartre et l’ancien cabaret « Le lapin agile ». S’il n’y avait quelques voitures et touristes, on pourrait presque croire que le Paris d’antan est revenu le temps d’une promenade.

 

 

 

 

 

 

 

 

2. En prendre plein la vue aux galeries Lafayette.

Je me suis rendue à Paris durant la période des fêtes, alors évidemment, c’était un immanquable. Né à la fin du XIX, ce futur « bazar de luxe » y avait pris les allures qu’on lui connait encore aujourd’hui avec son indémodable coupole. Le tout Paris s’y pressait pour s’y vêtir et on dirait bien que rien n’a changé. Les ascenseurs sont d’ailleurs toujours d’époque, ce qui nous fait faire un agréable bon dans le temps. On se croirait presque dans l’œuvre « Au bonheur des dames » de ce cher Emile Zola.
En cette saison, c’est une véritable féerie qui s’y joue. Cette année, les vitrines animées s’étaient parées de mille couleurs aux motifs d’abeilles. Symbole semblerait-il de toutes les petites travailleuses de la galerie. Cute non ? Le sapin suspendu au-dessous de la coupole reste THE attraction et je dois l’avouer, une vision magique durant mon voyage.

 

 

 

 

Après ce bon bain de foule, car oui là, mine de rien, du people il y en a. Petite pause dans un café bourré de charme et de tous les stéréotypes parisiens que l’on s’attend à croiser lorsque l’on vient dans la capitale. Je cite, le serveur au nœud papillon et au petit tablier rouge, les fauteuils du même acabit, les lustres tous des cristaux vêtus et des reproductions de Mucha aux murs. Une vraie palette parisienne telle que se l’imaginait la petite bourlingueuse que je suis. Le petit plus ? Les citations sympathiques apposées sur les miroirs du salon. Sans oublier le petit verre de rouge, qui n’est pas désagréable. Le nom de ce lieu cliché Paris XXe ? «  Madeleine 7 ».

 

 

 

 

3. Un peu de rêve à la place Vendôme.
La place Vendôme est depuis sa création sous le règne de Louis XIV le lieu qui invite au luxe et à la rêverie. Plusieurs fois remaniée depuis la révolution, la statue au sommet de la colonne de près de 43 mètres de haut n’est d’ailleurs plus l’originelle. Mais qu’à cela ne tienne, en aucun cas son prestige n’en a été éclaboussé. A partir du XIXe siècle, la place devient chasse gardée des plus grands bijoutiers français. La suite de l’histoire, nous la connaissons, ou plutôt nous pouvons l’admirer. A savoir un florilège de boutiques de luxe qui ruinent les portefeuilles les plus remplis et émerveillent les yeux les plus rêveurs.
Autant vous dire qu’en cette période de fêtes, les vitrines rivalisaient de dorures et paillettes allant jusqu’aux sapins ornant la place entière. Moment idéal pour immortaliser une jolie petite photo de Noël pour ceux qui n’auraient pas l’occasion de pousser une pointe jusque Disneyland.

 

 

 

 

4. Circuit Paris façon mille et une nuits : Jardin des Tuileries – Musée d’Orsay – Musée du Louvre – place de la Concorde – Champs-Elysées.

Nous connaissons bien évidemment le jardin des tuileries comme celui conçu par André Le Nôtre à la demande de Louis XIV. Habituellement, celui-ci permet de réunir par le biais d’une agréable promenade le musée du Louvre et la place de la Concorde. Mais comme déjà dit précédemment, la période de Noël battant son plein, la promenade s’était exceptionnellement transformée en marché. L’un des plus grands qu’il m’ait été donné de voir cet hiver d’ailleurs. Grand roue, patinoire, trains fantômes et multiples stands presque gastronomiques s’y volent la vedette.

 

 

 

Je vous invite à réaliser cette promenade de nuit, vous vivrez un véritable spectacle de lumière et d’histoire. Une fois à la sortie du jardin, vue sur le musée d’Orsay et ses indémodables horloges surplombant la Seine. Enfin indémodables, il faut le dire vite… Saviez-vous que ce superbe vestige fut à un instant jugé inapte aux nouveautés ferroviaires et évita de peu la démolition ?

 

 

Pour notre plus grand bonheur et pour l’amour de l’art, cette dernière est finalement devenue l’écrin des plus belles pièces du XIX et XXe siècles. Allez à la rencontre de chefs-d’œuvre d’artistes intemporels tels que Monet, Renoir, Degas et encore bien d’autres de leurs copains de classe.
A votre gauche cette fois, le musée du Louvre. Ce dernier aussi aura revêtu ses habits de lumières. Plus besoin de présenter l’un des musées les plus connus au monde. Ce n’est en effet pas loin de 35 000 œuvres qui y sont exposées, il n’est donc pas rare d’y passer deux jours…

 

 

 

Poursuivez votre escapade nocturne en rejoignant la place de la Concorde. L’obélisque de Louxor flanquée de ses deux fontaines richement décorées nous feraient presque oublier qu’elle fut la scène des pires moments de la révolution.
Enfin, achevez votre magique épopée sur la plus belle avenue du monde aux dires de certains, celle célébrée par de nombreux poètes et chanteurs, celle des Champs-Elysées.

 

 

 

5. Déjeuner chez Ladurée.

Petit retour sur les Champs-Elysées, mais de jour cette fois. Un peu de shopping y est d’ailleurs possible si vous le souhaitez.
A l’origine pourtant, cette avenue était mal aimée des parisiens. Dessinée par Le Nôtre (encore lui) à la demande de Louis XIV (celui-là et ses exigences), elle n’était que marécages et égouts. Complétée depuis par le célèbre arc de Triomphe décrété par ce bon vieux Napoléon Bonaparte, elle est aujourd’hui appréciée comme la plus belle avenue de Paris.
Comme je vous le disais, j’y suis retournée pour réaliser un fantasme purement touristique. A savoir, aller déguster les célèbres macarons de Ladurée. Depuis 1852, la maison parisienne régale les papilles de tout à chacun avec cette idée pourtant assez simple : unir deux coques à une savoureuse ganache.
Pour le fun, nous nous y sommes rendus en fin de matinée afin de savourer nos petits macarons attablés dans un décor Louis XVI. Poudré et girly à souhait ! Ce petit caprice m’a permis de prolonger mon rêve parisien, façon Marie-Antoinette dans ses heures de gloire, (et non pas à l’approche de la grande faucheuse, entendons-nous bien) … Le restaurant fait aussi magasin, ce qui vous permettra de ramener quelques petites douceurs parisiennes à vos proches. Ou à vous-même, n’est-on jamais mieux servi que par soi finalement ?

 

 

 

 

 

6. Promenade le long des quais : Tour Eiffel – Pont Alexandre III – Grand Palais.
Couvrez-vous bien car le vent souffle sur la Seine. Cette « petite » promenade vous permettra de contempler les plus beaux spots de Paris et de tirer quelques jolis clichés.
Première halte, la tour Eiffel ! La dame de fer imaginée par Gustave Eiffel pour l’exposition universelle de 1889 est à présent devenue le symbole de Paris et même de la France entière aux yeux du monde. Depuis la rue de l’université, un très joli point de vue est possible, à condition que celle-ci ne soit pas envahie d’instagrameurs en herbe. Si vous vous y rendez le soir, vous pourrez contemplez la dame parée de ses plus beaux attraits. En effet, cinq minutes avant chaque heure jusqu’à une heure du matin, 20 000 ampoules commencent à scintiller et offrent un épisode magique aux passants.

 

 

Rejoignez ensuite le quai Branly et le quai d’Orsay pour rejoindre une autre figure illustre des quais, j’ai nommé le pont Alexandre III. Vestige de l’exposition de 1900, tout comme le petit et grand palais d’ailleurs. C’est ce que j’adore à Paris, cette impression de bons dans le temps d’un quartier à l’autre ! Très souvent immortalisé dans les films, on oublie trop souvent qu’il s’agissait là d’un symbole de paix franco-russe dont la première pierre fut posée par le tsar lui-même. Depuis ce dernier, vous pourrez admirer le grand palais. Sublime structure de fer et de verre qui incarne encore aujourd’hui l’élégance à la française du XXe siècle.

 

 

 

Si vous en avez encore le courage, terminez votre escapade par le quartier de St Germain des près. Prenez peut-être le métro ou le bus, car ce n’est quand même pas la porte à côté. Haut lieu d’art, de littérature mais aussi de liberté, marquez une pause à la terrasse du « Café de Flore » ou encore « Les deux magots ». Dégustez votre doux breuvage, fermez les yeux, imprégnez-vous des lieux et qui sait, vous entendrez peut-être raisonner une mélodie teintée de l’espièglerie de la muse Juliette Greco…