Escale dans la capitale hongroise : Budapest

Je ne connaissais pas grand-chose à propos de la capitale hongroise. C’est donc armée de mes copines et de mon petit guide Lonely Planet (mon meilleur atout voyage comme toujours) que je suis partie à la découverte de Budapest. Avant toute chose, il faut savoir que celle-ci est partagée en deux : Buda et Pest. Les deux parties étant réunies par plusieurs ponts surplombants le Danube. Celui-ci n’est pas franchement bleu (c’était pourtant le cas selon la valse Viennoise de Strauss) mais très joli quand même.

         

Pour mon logement, j’ai opté pour l’hôtel Roombach, côté Pest, juste à côté du quartier juif, au centre des quartiers jeunes et animés. Si vous êtes plus charmés par le côté chapelle et château, préférez alors celui des collines de Buda. Très franchement, les deux valent le détour.

         

Pour notre première journée, on l’a fait cool puisqu’on vient d’arriver. Le vol, le temps de rejoindre le centre (une petite demi-heure depuis l’aéroport) l’installation, tout ça fatigue un peu. Si vous prenez un taxi, dirigez-vous vers la file présente à la sortie du bâtiment et munissez-vous d’un ticket. Votre voiture viendra rapidement à vous. Vous ne paierez qu’une fois le voyage effectué, à peu près 20 euros la course. Petite chose à noter, quand vous serez dans le centre, si vous prenez un taxi, soyez bien attentifs à ce que le nom de la société apparaisse, et pas seulement le terme taxi. Il s’agit en effet de « faux taxis » qui n’hésiteront pas à vous demander un prix bien supérieur à la normale. Le mieux est encore de le commander via votre hôtel quand cela est possible.

Pour ce premier soir, on se dirige dans le quartier juif vers un restaurant dont la façade ne paie pas de mine, le Mazel Tov. Une fois entrés, vous comprendrez très vite le succès de cet endroit. En effet, il s’agit d’un restaurant méditerranéen où vous pourrez goûter une viande grillée de qualité en mode couscous ou encore kebab franchement bien revisités. La décoration est aussi un vrai plus, sans parler du service. Pensez à réserver, l’endroit est connu et la file est très longue en cas de non réservation.

         

Lendemain matin, après un bon petit déjeuner, on part à la découverte du côté Pest. Puisque nous y logeons, commençons avec la grande synagogue. Il s’agit du deuxième plus grand édifice de ce type au monde, après celle de New York. Faite de briques nuancées rouges et jaunes, celle-ci atteste directement du passage mauresque en Hongrie au XVIe siècle. Comptez 7,50 euros si vous voulez la visiter.

Ensuite, dirigez-vous vers l’avenue Andrassy, du nom du comte et ministre impérial à qui l’on a prêté des amourettes avec l’impératrice Elisabeth (hou le vilain). Ne niez pas, nous avons tous vu « Sissi impératrice » ! Amourettes infondées, soit dit en passant, selon un sympathique guide local rencontré durant notre escapade. Dommage, on aurait volontiers imaginé l’impératrice en cinquante nuances hongroises… L’avenue est aussi surnommée les Champs-Elysées de Budapest. En raison de ses magnifiques édifices s’étalant sur 2 kilomètres et demi, reliant l’opéra national à la place des héros. Cette dernière vaut la peine que l’on s’y attarde. Située dans le bois de la ville, cette place regroupe les statues des sept conquérants et chefs de clans ainsi que les souverains et hommes d’état de la Hongrie.

         

La matinée arrivant à sa fin, le petit creux commence à se faire sentir. Pour le combler, retour près du quartier juif dans un restaurant-buffet où vous pourrez goûter aux plats locaux pour un forfait de 15 à 20 euros par personne : le Trofea Grill. Les poivrons farcis et la soupe à la goulasch y sont de savoureuses spécialités. C’est tout l’intérêt de cet endroit ! On ose goûter à ces petites choses inconnues de nos papilles belges puisque l’on peut s’y servir en petites quantités, et ce, plusieurs fois.

Après le repas, direction Buda ! Si vos mollets crient au scandale, prenez le funiculaire ou encore le bus 16. Vous passerez ainsi par le superbe pont des chaînes pour rejoindre le quartier du château. Rendez-vous ensuite à l’église Mathias, aussi appelée Notre Dame de Buda. Vous ne pouvez pas la louper avec son dégradé de tuileries ocre et turquoise. L’accès y est possible pour la somme de 4 euros. Cela en vaut vraiment la peine, ne fut-ce que pour le décor intérieur mêlant le style gothique et Art nouveau. Mais aussi pour le superbe buste de l’impératrice Elisabeth d’Autriche (oui encore elle, mais que voulez-vous Romy Schneider m’a charmée) que l’on peut admirer à l’étage. C’est en effet dans cet édifice que cette dernière et son époux furent couronnés souverains de Hongrie au XIXe siècle.

         

Après cela, n’hésitez pas à poursuivre votre promenade dans le bastion des pécheurs, à l’arrière de l’église. Plusieurs terrasses vous offriront une vue spectaculaire sur Pest et le Danube. Si le cœur vous en dit, ainsi que les gambettes, bien entendu, dirigez-vous vers la promenade des amoureux. De cette manière, vous accèderez plus rapidement au palais royal, et comprendrez aussi très vite la raison du nom donné au petit sentier. Une fois au palais, si vous avez de la chance, vous assisterez peut-être à la relève de la garde (toutes les heures de neuf heures à dix-sept heures). Après tout cela, allez-vous désaltérer au Jamie’s Italian Buda Castle. L’endroit est super sympa, à la déco italienne made in années 30. Y étant allée, en plein mois de juillet avec ses 35 degrés, j’étais ravie de me choisir une limonade maison parmi leurs nombreux parfums. A ce sujet, qu’on se le dise, juillet et août sont à éviter si vous souffrez de la chaleur. Préférez les mois d’avril à juin ou encore septembre à octobre, vous y respirez mieux entre les visites.

         

Pour votre troisième journée, démarrez avec la visite du parlement. Selon moi, elle est à faire. En effet, il s’agit d’un des plus grands parlements d’Europe. Richement décoré et dont la longueur répond fièrement à celle du palais royal de l’autre côté du Danube. Pour le visiter, vous devez obligatoirement réserver sur internet, surtout si vous souhaitez une visite guidée. Comptez 8 euros pour celle-ci. Votre visite vous conduira non seulement dans la superbe salle du Congrès, toute parsemée de feuilles d’or, ainsi qu’à la couronne de St Etienne, fierté du peuple hongrois, par de nombreuses fois volée. Avant de vous rendre à la Basilique St Etienne, magnifique édifice de style néo-Renaissance, faites une halte gustative à la Parrilla Wine et Gastro. Le décor très moderne et la cuisine italienne s’unissent à merveille avec la vue de la terrasse sur le parlement mais aussi sur la promenade des chaussures sur le Danube. Cette dernière est bien évidemment un peu plus poignante mais nécessaire dans la compréhension de l’histoire de la shoah en Hongrie.

         

         

Pour votre après-midi, privilégiez une activité plus zen après cette matinée scolaire. A vous de voir si vous préférez le shopping, si c’est le cas, direction les magasins vintages. Voilà une conclusion que j’ai pu tirer de Budapest, cette ville et ses habitants adorent tout ce qui est rétro. Vous ne ferez pas un pas sans tomber sur un café, une boutique ou encore un habitant dans ce style hétéroclite. Mes coups de cœur sont sans conteste les deux boutiques suivantes : le Retrock et le PSTR Store ! Vous ne serez plus où donner de la tête entre les petits sacs à dos en cuir, les shorts en jeans Levis et robes à fleur style années 90. Vous ne pourrez que craquer, et à petit prix qui plus est !

Si vous êtes plutôt partisans des termes, (nous sommes quand même dans la ville dites des bains en question depuis l’antiquité) direction celui de Gellèrt, situé aux pieds des collines de Buda. Pour l’avoir testé, très franchement cela n’est pas mon meilleur souvenir du voyage. Concernant l’endroit, comme je suis une amoureuses des vieilles pierres et plus encore quand elles sont de style Art nouveau, je n’ai pas été déçue. Cependant, niveau qualité des bains, on repassera. On a vite fait le tour et si vous vous présentez justement pendant un moment de foule, vous vous y sentirez comme un petit pingouin qui attend son tour pour faire son plongeon de la banquise. Vous souhaitez tout de même tenter l’expérience ? Sachez que l’entrée s’élève à 20 euros et n’oubliez surtout pas d’emporter vos tongs ! Il en va de la survie de vos petons…

         

Après tout cela et une bonne douche, je peux vous conseiller un autre restaurant au top, tout près de l’avenue piétonne, proche des magasins : Le Cyrano. Fourchette de prix raisonnable (16-25 euros) pour un resto que l’on peut qualifier de semi-gastronomique. Le plus ? Le décor très chic et les cocktails qui sont à tomber.

         

Dernière matinée avant le départ, c’est dimanche alors direction le petit marché vintage (et oui encore) dans une petite rue aux bars sympas : Gozsdu Udvar. Bijoux anciens, ou encore faits mains en céramique et pierres semi-précieuses, boites à bijoux multicolores, vieilles pancartes,… Autant de trouvailles qui alimenteront sans aucun doute vos idées cadeaux-souvenirs. Petite faim avant de reprendre le vol ? Je vous propose mon autre resto coup de cœur : le Vintage Garden. Rien qu’avec la déco romantique à souhait, vous en resterez bouche-bée. J’ai cru comprendre que l’ambiance changeait en fonction des saisons. J’ai eu la chance de m’y rendre lorsque l’endroit était sous le signe des sakura. Déguster mon burger maison sous les fleurs de ces cerisiers japonais mélangées aux reflets scintillants des lustres en cristaux posés çà et là, reste un souvenir inoubliable. Les desserts sont également à conseiller, entre le mille-feuille à la pistache et le moelleux au chocolat belge (label de qualité, on ne va pas se mentir) mon cœur a plus que balancé. Réservation obligatoire, vous vous en doutez. Avant votre départ, faites également une halte au petit magasin attenant au restaurant : The Sweet by Vintage Garden. Les succulents macarons et les biscuits licornes ne vous laisseront pas insensibles.