Deux randos au top en Basse-Terre

Written by Manon

Le saut de la Lézarde

Je me lève à sept heures et je prends un bon petit dej, il pleut, zut… Pas envie de reporter mon projet de la journée, tant pis j‘y vais quand même. Je me permets une remarque à ce sujet, on se croit toujours plus malins, mais soyez attentifs aux conseils des locaux. En effet, lorsque je suis rentrée de ma promenade, j’étais trempée et couverte de boue. Mes chaussures ont passé, je dois le dire, autant de temps que moi sous la douche pour récupérer. J’attire forcément l’attention du réceptionniste qui, curieux, ou peut être inquiet pour la propreté de son hall d’entrée, me demande ce qu’il m’est arrivé. Je lui explique toute fière que nous nous sommes rendus, mon chéri et moi au saut de la lézarde, qu’on y a été bien rincés mais que c’était top. Il attire immédiatement mon attention sur le danger des lieux lorsque la météo est difficile : « C’est très dangereux de s’y rendre avec ce temps, le niveau de l’eau monte très vite, certains touristes s’y sont déjà perdus et c’est très difficile de venir secourir les gens lorsque le terrain est à ce point glissant ! Vous avez eu de la chance ! » Oups, ma fierté en a pris un coup et peu à peu je me sens de plus en plus dans mes petits souliers (de rando toujours). Donc oui, cette petite anecdote pour vous dire, que nous sommes avant tout touristes, on ne connaît pas les lieux. Alors n’hésitons pas à aller demander conseil aux gens de terrain, ça nous évitera d’une part les mauvaises surprises et surtout un bête voire grave accident.

Mais bon, pour le coup, comme ce gentil monsieur nous l’a dit, nous avons eu de la chance. Alors je vais quand même vous expliquer comment vous rendre au saut de la Lézarde, car son accès est bien caché et on a tourné une bonne petite demi-heure avant de trouver le petit panneau indicatif. Départ du Gosier, direction Petit Bourg, en Basse-Terre. C’est assez bien indiqué tant que vous restez sur la route principale, la N1. N’allez pas au-delà de Petit-Bourg, restez-y, vous y verrez plusieurs panneaux, mais le dernier par contre était galère à trouver, puisque fait de bois et caché par les arbres (ben oui la nature ça se mérite après tout !) Un peu fatigués de tourner en rond, on demande notre chemin à une dame dans son jardin, qui avec l’aide de sa voisine, nous indique le chemin à suivre. Elle aussi nous met en garde sur la météo, nous sommes décidemment bien trop têtus ! On rebrousse chemin puisque nous étions arrivés à la petite ville suivante, Goyave, trop loin donc. On passe un petite village appelé Cocoyer, et là, caché dans les feuilles, on l’aperçoit enfin ce petit panneau « Saut de la Lézarde ». Vous arrivez ensuite sur le parking d’un ancien restaurant, vous pouvez vous y garer sans soucis. Et c’est parti, on chausse ses chaussures, sac à dos, bouteille d’eau (super important) et son k-way. De manière générale, en avril, des pluies plus ou moins fortes de quelques minutes viennent vous rafraîchir sans trop prévenir. Le sentier n’est pas balisé mais est assez reconnaissable par les divers passages d’autres randonneurs. Cette balade est assez facile, le dénivelé n’est pas trop important et l’aller-retour peut se faire en une bonne heure et demie. Ah oui petite remarque encore, lorsque vous faites une randonnée en Guadeloupe, assurez-vous toujours que votre heure de retour soit avant 17 heures trente, par précaution. Le soleil se couche très vite sur l’île, et il serait dommage que vous vous perdiez et passiez la nuit seul avec comme compagnie les petits crabes de terres aussi sympathiques soient-ils.

Durant la descente, préparez-vous à en prendre plein les yeux. La flore est à couper le souffle dans ces humides forêts de Basse-Terre ; des arbres gommiers aux racines impressionnantes, des fougères géantes, des roses de porcelaine, orchidées sauvages et j’en passe… Peu à peu, on reconnait le son de l’eau qui coule, agrémenté du chant des oiseaux. Il n’est pas rare de voir un colibri ou l’autre vous passer devant les yeux. Bref, le spectacle est superbe ! Arrivés au bord de l’eau, la vue est totale sur la cascade. Vu la météo, nous ne nous sommes pas baignés mais sachez que c’est autorisé. Ce n’est toutefois pas toujours le cas pour toutes les cascades de Basse-Terre. Une fois de plus, renseignez-vous au préalable même si les locaux, prévoyants, laissent souvent des panneaux indicatifs sur les sites. La remontée est un peu plus compliquée, puisque le terrain est glissant, on croise quelques crabes de terres bien contents de la petite douche naturelle qui s’offre à eux. De retour à la voiture, on se sèche, on se change (que ce soit à cause de la pluie, ou de la transpiration, car vu la température et l’effort pour la faignasse peu sportive que je suis, la promenade a eu quelques effets secondaires auxquels il fallait bien s’attendre).

Après l’effort, le réconfort ! Enfin, du moins… C’est ma devise. Et en bonne belge que je suis, souvent, cela s’accompagne d’une bonne petite bière. J’ai en effet entendu parler d’une brasserie appelé « de la Lézarde ». Pour s’y rendre, direction le petit village de Vernou. Vous y trouverez un petit bar niché au cœur de la forêt tropicale, décor en phase totale avec la nature, chaises et tables en bois. Dégustez une création artisanale et locale, un régal pour les papilles ! Alors on se pose, on se détend et en prend plein les yeux, encore une fois.

         

         

Saut de Bras de Fort

Un matin, durant notre séjour, nous nous levons avec la ferme intention de rester à l’hôtel et de nous reposer. Après tout, nous n’avons pas encore vraiment pris le temps de faire connaissance avec les transats, qui font aussi partie de la culture vacancière locale, non mais ! Mais c’était sans compter sur la proposition des plus alléchantes de Monique. Cette après-midi, elle est en congé et n’a rien de prévu alors si nous sommes disponibles elle peut nous accompagner pour une petite randonnée entre nous… La réponse ne se fait pas attendre, on chausse les chaussures, on remplit les bouteilles d’eau, et c’est parti ! Direction la ville de Goyave pour commencer notre ballade, on quitte ensuite la route principale, la N1, pour nous diriger vers le village de Bonfils. Une fois sur place, un panneau indicatif est présent et vous pouvez commencer votre promenade par un chemin agricole, où des vues superbes sur diverses plantations s’offriront à vous. Comptez une petite heure pour cette promenade. Je tiens à souligner que nous avons fait celle-ci accompagnés par notre amie Monique qui connaît l’endroit comme sa poche. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de locaux, offices du tourisme ou encore guides professionnels pour effecteur ce genre de promenades en toute sécurité. Une fois en bas, la cascade est superbe et surtout très calme. Nous en profitons pour nous baigner et faire quelques photos, question de graver ce moment magique dans nos mémoires. S’il n’est pas trop tard, et que vous n’êtes pas trop fatigués, n’hésitez pas à aller visiter une distillerie de Rhum. Elles sont plus nombreuses dans le coin !