Escale relaxante sur l’île de Kos

Written by Manon

Comme vous le savez, le goût du voyage m’a principalement été transmis par mes bourlingueurs de parents. Et c’est en leur compagnie que petite, j’avais déjà eu le loisir de me rendre dans ces îles de la mer Egée. Plus précisément à Rhodes et en Crète. Quelques années plus tard (si peu, si peu), c’est accompagnée de mon chéri cette fois que notre dévolu s’est porté sur une île voisine.

Habituellement, j’aime voyager en dehors de ma zone de confort. Tester plusieurs logements, hôtels et explorer hors des sentiers battus. Mais cet été, nos désirs étaient orientés vers la détente et l’effort minimum. Une fois n’est pas coutume ! Les îles grecques, connues pour un climat plus que favorable durant l’été me semblaient être le plan idéal. Restait à choisir l’île en question. Les Cyclades sont devenues très réputées et demandées. A l’exception peut-être de quelques îlets, il est à présent difficile de trouver des offres à bas prix. Santorin et Mykonos sont par exemple devenues extrêmement chères. Après plusieurs recherches, mon choix s’est finalement porté sur la petite île de Kos. Faisant partie de l’archipel un peu moins connu que sa voisine des Cyclades, l’île est encore assez abordable et préservée. C’est actuellement en train de changer. A l’heure où je vous écris, des travaux d’agrandissement de l’aéroport sont mis en place, suivant la demande croissante des touristes du monde entier.

Nous avons décidé de nous faire plaisir en choisissant un hôtel cinq étoiles, devenu depuis peu Adult Only. Comme disait le proverbe, il n’y a pas de fête sans folie. Je tenais donc à vérifier si ce dernier disait vrai. Et nous n’avons pas été déçus. Si vous êtes à la recherche d’un plan cent pour cent détente et relaxation, l’hôtel Palazzo Del Mare de Marmari est fait pour vous. Ce dernier est situé dans le nord-est de l’île, à 15 kilomètres de l’aéroport et 17 kilomètres de Kos ville. Il dispose d’une piscine dans laquelle vous pourrez concurrencer les nageurs olympiques, puisque que ce n’est pas moins de 120 mètres qui y sont dédiés. Pour l’avoir parcourue un bon nombre de fois sur mon flamand rose gonflable (ben oui faut pas déconner), je peux vous dire qu’un bon quart d’heure était nécessaire pour revenir à mon transat initial. Epuisant !

         

Les chambres sont parfaitement aménagées avec une petite terrasse bien orientée. J’avais émis le souhait d’une vue piscine lors de ma réservation et cela avait effectivement été respecté. Certaines chambres de standing plus élevé disposent carrément de leur propre accès à la piscine. Attention tout de même, vous vous en doutez, ceci demande un petit investissement supplémentaire. Je n’ai pas poussé le vice à ce point… Je sais être raisonnable… Parfois ! Le restaurant de l’hôtel (je vous recommande la formule demi-pension) est également un point fort. La cuisine y est excellente et diversifiée. Chaque soir un thème est mis à l’honneur : soirée grecque, soirée italienne, européenne,… Le soir de notre arrivée, c’étaient les fruits de mer qui avaient été élus mets de choix. Mes papilles se souviennent encore du risotto de poulpe à l’encre de seiche préparé devant mes yeux par le chef lui-même. Un régal ! Bien que plat est à éviter si vous souhaitez user de vos charmes par la suite. Sachez que l’encre de la bestiole en question vous laissera avec un sourire charmeur à la Beetlejuice.

         

         

Cet hôtel, en plus d’avoir une gigantesque piscine et un restaurant 5 étoiles, possède également un accès privé à la plage. Cette dernière dispose de transats très confortables (pour les avoir testés plus que de raison) et d’un charmant monsieur tout disposé à vous servir petits cocktails (pourquoi petits ?) et autres rafraichissements, les pieds dans l’eau. Vous disposez également d’un spa qui offre un ensemble assez complet de massages et de soins inspirés de la philosophie du médecin et penseur Hippocrate. Kos étant en effet l’île d’origine de ce dernier. Ce centre de bien-être est tout à vous et il serait franchement dommage de ne pas en profiter. Vous pouvez également profiter d’une salle de sport toute équipée avec vue sur la piscine extérieure. Concernant ce point je ne pourrais malheureusement vous éclairer plus amplement… La sportive que je suis s’est limitée à quelques tours en bouée dans la piscine comme dit précédemment.

Je vous rassure, la petite bourlingueuse a tout de même pris la peine de louer une voiture afin de partir à la découverte de l’île. A ce sujet, à l’hôtel Palazzo Del Mare, il vous est possible de louer un 4×4, un scooter ou encore quad ou buggy. Pour avoir testé plusieurs de ces véhicules, je vous recommanderais le 4×4 si vous voulez garder un petit peu de confort. En effet, lorsque vous quittez la route principale et centrale de l’île (et c’est bien évidemment ce qui est le plus intéressant), vous vous embarquerez dans un terrain plus que scabreux. Des restes de routes de-ci de-là, qui feront bien souffrir votre arrière-train si vous avez opté pour le quad ou le buggy. Cependant, pour l’avoir fait, je ne regrette en aucun cas le sentiment sportif et de liberté que ce dernier procure. Petit côté fun également, il n’est pas rare de croiser d’autres visiteurs motorisés qui vous reconnaissent avec émotion et vous gratifient d’un petit klaxon ! Cela ajoute un petit grain de folie à la course, ce qui est toujours assez jouissif. Si toutefois, vous préférez la voiture, pas de soucis, mais ne la prenez pas trop basse. Certaines routes vous donneraient du fil à retordre.

         

         

J’en reviens donc à l’escapade en question, puisque je me doute que c’est bien cela qui vous intéresse ! C’est munis d’une carte et de bouteilles d’eau que nous avons pris la route principale direction Kefalos. Nous n’avions aucune prédisposition particulière, nous avons juste suivi notre feeling. Et nous avons bien fait. En effet, en quittant la route principale, nous avons eu le loisir d’admirer plusieurs petites églises et chapelles bleues et blanches dont la Grèce a le secret. Vous pouvez vous y arrêter et y pénétrer sans souci à condition bien sûr de respecter les lieux. N’oublions pas qu’il s’agit avant tout d’un lieu de culte. De toute façon, celles-ci sont généralement gardées par de vieilles dames pieuses, armées de leurs tabliers et crochets, prêtes à en découdre si vous veniez à perturber la quiétude locale. Continuez ensuite votre route, et prenez peu à peu de l’altitude. Passez le port, le centre et rejoignez la côte en suivant le village d’Agrelia. Plus loin, une superbe crique vous y accueillera. Octroyez-vous une halte gustative au restaurant Agios Theologos, du nom de l’endroit en question. Sa petite terrasse faisant face à la mer vous ravira sans aucun doute. Les plats y sont copieux et la patronne charmante. La plage est superbe, encore sauvage et authentique ce qui est loin d’être le cas de certaines autres que vous aurez longées afin d’accéder à Kefalos. Je pense par exemple à la Paradise Beach qui n’a rien de paradisiaque à proprement parler. Celle-ci est surpeuplée et défigurée par de multiples parasols colorés. Un vrai piège à touristes. Suivez donc mon conseil, faites preuve de patience, n’économisez pas les kilomètres et fermez les yeux sur l’état des routes. Je vous assure que vous ne le regretterez pas.

         

         

Une fois votre ventre bien rempli, continuez votre route. Ou plutôt rebroussez chemin ! D’autres panoramas et criques n’attendent qu’à être découverts et contemplés. Je pense particulièrement à ceux que vous rencontrerez vers Latra. La route est de plus en plus abimée voire inexistante mais les alentours sont superbes. Ils rappellent des paysages lunaires sur un fond étonnement azur. Ce sont les chèvres et leurs grelots qui vous ramèneront sur terre lors de votre contemplation. Petite remarque d’ailleurs, soyez très vigilants en pilotant. Les petits cabris, pas toujours si petits d’ailleurs, piquent souvent un petit roupillon au beau milieu des routes. Il serait bête d’y avoir un accident. D’autant plus qu’à part les biquettes en question et les gardiennes des temples orthodoxes, il n’y a pas foule pour vous venir en aide dans le coin…

         

         

De retour sur la route principale, direction le village de Zia. Autrefois petit coin oublié parmi les oliviers, ce dernier est devenu très connu pour le superbe point de vue qu’il offre. En particulier le soir. De nombreux touristes se pressent pour s’y prendre en photo avec le coucher de soleil sur le panorama de l’île. Zia est en fait le village le plus élevé sur l’île de Kos, ce qui lui vaut aujourd’hui la venue de nombreux curieux. A ce sujet, cet endroit n’est pas du tout adapté au tourisme de masse. Le micro-parking ne peut accueillir que quelques voitures, arrivez donc plutôt en fin d’après-midi si vous ne voulez pas rester coincés en pleine montée. Plusieurs commerces vous proposeront des souvenirs locaux : miel, éponges, huiles d’olives, sculptures en bois d’olivier, etc… Une fois vos achats effectués, n’hésitez pas à vous éloigner de ceux-ci et à continuer votre ascension. Plusieurs petits cafés et glaciers sympas vous accueilleront pour une petite dégustation bien méritée. Un peu plus haut encore, vous trouverez l’église orthodoxe de Zia. Celle-ci est charmante et vous donne l’impression d’être au cœur d’une Grèce authentique.

         

         

         

         

Et la ville de Kos me direz-vous? Située au nord de l’île, bien que peuplée de vestiges antiques, la ville prend peu à peu des allures de station balnéaire. Ce qui peut altérer son charme. La petite place donnant vue sur le château de Nératzia, l’arbre d’Hippocrate ou encore le port y sont assez typiques. Mais ceux-ci sont noyés par un grand nombre de bars et restaurants qui nous font un peu oublier que nous nous trouvons dans une île grecque. Attention, je ne dis pas que cette ville ne vaut pas le déplacement. Selon moi, elle n’est pas ce qui est le plus authentique sur l’île, mais il ne s’agit là que de mon avis personnel ! N’hésitez pas à vous y rendre par vous-même. Peut-être y dénicherez-vous quelques perles m’ayant échappées. Comme dans tout voyage, cela dépendra de ce que veut tout à chacun. Après tout, libre à vous de déguster votre ouzo où il vous plaira !